Infections hivernales, rhumatismes : les meilleures cures santé à prendre à la maison

Infections, rhumatismes, morosité, l’hiver met l’organisme à rude épreuve. En fonction de ses fragilités, à chacune sa cure pour passer une saison sereine.

Pas question de faire des cures de vitamines et de plantes à l’aveuglette. Il est primordial de renforcer son terrain de façon ciblée. Et d’être prête à réagir dès les premiers symptômes de façon à ne pas payer le prix fort. L’hiver, avec le manque de lumière et le froid, on mange plus riche et les toxines s’accumulent d’autant qu’on bouge moins. Bref, l’organisme est plus fragile et donc moins réactif. Voici nos meilleures cures de l’hiver pour y remédier.

Vitamines et plantes : attention au “bricolage”

L’avis du Dr Éric Lorrain, auteur du Grand Manuel de phytothérapie (ed. Dunod) et président de l’Institut européen des substances végétales.

Les Français se tournent de plus en plus vers les plantes. L’automédication est-elle une bonne idée ?

Oui, à condition d’être guidé : il ne faut pas “bricoler”. Mieux vaut s’adresser à un pharmacien qui s’intéresse aux plantes et qui s’est formé (ils sont de plus en plus nombreux à être titulaire d’un diplôme en phytothérapie).

Sous quelles formes privilégier les plantes ?

Les tisanes c’est bien en prévention, mais elles ne sont pas assez dosées en principes actifs pour du curatif. Il vaut mieux privilégier les formes liquides (SIPF®, Phytostandard®, extrait fluide ou teinture mère) ou les comprimés (plutôt que les gélules). Les extraits doivent être titrés ou standardisés ce qui garantit un dosage efficace, une reproductibilité des résultats thérapeutiques. Respectez les dosages indiqués par le laboratoire.

Comment choisir les vitamines ?

De préférence naturelle (plutôt que de synthèse), elles sont mieux assimilées et donc plus efficaces. C’est surtout l’alimentation qui doit les apporter : les jus à l’extracteur, les salades de fruit, sont un bon réflexe. Tous les jours, pensez à mettre un arc-en-ciel dans l’assiette !

À faire soi-même : le cataplasme anti-douleurs à l’aspégic
Mélangez dans un bol 2 c.à.s. d’argile verte, 1 sachet d’aspegic®, du miel et un peu d’eau chaude pour obtenir une pâte épaisse. Étalez sur l’articulation douloureuse et entourez avec du film alimentaire. Laissez poser 30 min à 1 h.
Défenses immunitaires : une cure d’échinacée
Elle est intéressante en prévention pour stimuler l’immunité, comme bouclier pour écarter les pathogènes, mais aussi pour lutter contre les bactéries, les virus et même contre certaines mycoses.
En préventif : 5 à 10 ml par jour de SIPF ou d’extrait de plantes standardisé dans de l’eau, 5 jours sur 7. Dès les premiers symptômes, la posologie peut être multipliée par 3 ou 4 ( en prises étalées sur 24h).
Propolis + plantain : le duo spécial immunité
La propolis stimule l’ensemble des cellules immunitaires. Elle exerce son potentiel anti-microbien directement sur les pathogènes, d’une part en fragilisant leur membrane et en limitant leur capacité d’adhésion aux muqueuses. Elle permet au corps de se débarrasser plus vite des indésirables. En préventif, 1 actidose (1,1 ml) Pollenergie de Propolis de peuplier Bio. En curatif, 2 à 3 par jour.
Le plantain aide à désencombrer les voies respiratoires. Cette plante partage avec la propolis, des vertus anti-allergiques et anti-inflammatoires qui la rendent utile sur les terrains propices aux rhinites, laryngites, et les symptômes asthmatiformes à composante allergiques. 5 à 10 ml/ jours de SIPF (suspensions intégrales de plantes fraîches) dans de l’eau ; en teinture mère : 20 gouttes dans de l’eau 2 à 3 fois/ jour.
Remède maison : les sels de bain “stop virus”
Vous vous sentez un peu fébrile ? Mélangez dans un bol, 100 g de sel gris (ou de l’Himalaya) et ajoutez 25 gouttes d’huile essentielle de saro (ne pas utiliser dans les trois premiers mois de la grossesse ni chez les enfants de moins de 6 ans). Le nom malgache de cet antiviral remarquable signifie “qui garde les maladies au loin”. Versez le tout dans un bain bien chaud (38-39°C voire 40°C), et plongez-y pendant 15 à 20 min.
L’augmentation de votre température corporelle va ralentir la vitesse de reproduction du virus, pendant que le saro va profiter de son affaiblissement pour terminer de le liquider. Ensuite, restez au chaud tout en sirotant une tisane au thym et au miel de Manouka IAA 15 +.
La cure homéo anti-grippe
Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France rappelle que les médicaments homéopathiques ne peuvent se substituer aux vaccins antigrippaux. Néanmoins, le kit homéo antigrippe reste un moyen de prévention que les médecins homéopathes recommandent.
Voici le protocole : une dose d’Influenzinum 9CH par semaine pendant un mois, puis une dose par mois pendant un mois, puis une dose par mois ensuite tant que l’exposition au virus grippal persiste. Alternez la prise de 10 granules de Thymuline 9CH et de Serum de Yersin 15CH un dimanche sur deux.
Contre les coups de blues : la mélisse
Selon l’EMA (agence européenne des médicaments), cette plante possède un effet bénéfique pour le moral. La mélisse est un relaxant efficace en cas d’anxiété, de nervosité et d’irritabilité. Top contre l’émotivité excessive, elle apaise aussi les palpitations cardiaques d’origine nerveuse.
En comprimé, sous forme d’extrait sec ou standardisé, de 150 mg à 400 mg par jour selon les recommandations du fabricant.
La marche + le millepertuis : un duo efficace contre la déprime
La marche est reconnue pour son action anti-dépressive. Les modalités divergent selon les études, mais on peut retenir 3 séances par semaine de 45 min à 65 min, plutôt en marche rapide. Et, si les séances sont coachées et en groupe, c’est encore plus efficace pour le mental.
Le millepertuis : la tisane de millepertuis (ou son extrait standardisé de plante fraîche, l’EPS) possède une longue tradition dans le traitement de l’humeur basse, de l’anxiété et pour apaiser le système nerveux. Idéal si vous ne prenez aucun traitement (y compris la pilule contraceptive) car il existe de nombreuses interactions avec les médicaments. L’efficacité du millepertuis est dépendante de la dose, elle met environ 10 à 14 jours à apparaître. En infusion, 2 c.à.c. de plante sèche, par tasse, 2 à 3 fois/jour. SIPF ou EPS Phytostandard, 5 à 10 ml dans de l’eau de préférence le matin.
Spécial hiver : une boisson ultra-réconfortante
Mettez 2 cuillères à café de cacao pur en poudre dans une casserole, délayez progressivement avec 10 cl de lait de coco chaud, ajoutez 10 cl de lait de soja, 1 pointe de cannelle, 1 pointe de miel, 1 c.à.c. de graine de chia. Faites chauffer doucement pendant 2 minutes tout en remuant.
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La vitamine D : une alliée indispensable
Des chercheurs de l’université de Géorgie ont mis récemment en évidence que des taux plasmatiques bas de vitamine D permettaient de prédire une dépression. N’hésitez pas à faire vérifier votre taux de vitamine D par un dosage sanguin. Visez plus de 75 nmoles/L, en prenant de la vitamine D3 naturelle quotidiennement (plutôt qu’en unidose mensuelle), au moins 1000 UI/jour.
Le magnésium
Lorsqu’on est soumis à une stress chronique, l’organisme consomme un surplus de magnésium dû la libération des hormones de stress (adrénaline, cortisol), entraînant une perte accrue de magnésium dans les urines.
Et le déficit en magnésium accroît le stress, notamment parce que le magnésium est impliqué dans la libération de neuromédiateurs du bien-être comme la sérotonine. Attention à ne pas entrer dans ce cercle vicieux. Préférez des formes bien assimilables par l’organisme et non laxatives.

Rhodiole + vitamine C : un duo efficace contre le stress
La Rhodiole est une plante dite adaptogène, c’est-à-dire qu’elle aide l’organisme à s’adapter au stress en augmentant sa résistance. Elle a une spécificité sur la fatigue mentale. Elle augmente la concentration et la capacité de travail dans un contexte de fatigue. En gélule ou comprimé d’extrait sec de plante, entre 200 et 700 mg (soit 1 à 2 gélules ou comprimés) selon les recommandations du laboratoire, de préférence le matin.
La vitamine C est l’antioxydant le plus abondant dans le cerveau. Elle intervient dans la protection et la maturation des cellules nerveuses ainsi que dans la neurotransmission. Par ailleurs, les glandes surrénales qui sont sursollicitées en cas de stress renferment aussi des niveaux importants de vitamine C. En cas d’infection chronique, prenez entre 400 mg et 800 mg de vitamine C par jour. La vitamine C enfermée dans un liposome (QuantaVit C liposomale) est mieux absorbée par les intestins, ce qui favorise une concentration plus importante dans le sang.

À faire soi-même : une huile de massage spécial lâcher-prise
Dans 30 ml d’huile de jojoba, ajoutez 10 gouttes d’huile essentielle de camomille noble et 10 gouttes d’huile essentielle de marjolaine à coquille. Massez le ventre et le thorax.
La gelée royale, bonne à tout faire
Nourriture de la reine de la ruche tout au long de sa vie (et celle des larves d’abeille), la gelée royale est un produit de choix, qui n’a pas livré tous ces secrets. Bon pour le système immunitaire ou cardio-vasculaire, le cerveau, la fertilité, alliée contre l’anémie, les douleurs articulaires, l’hypertension ou l’hypotension, elle n’en finit pas de révéler ses bienfaits… Cette substance fait vivre quarante fois plus longtemps la reine (5 ans) qui s’en nourrit exclusivement, comparativement à une ouvrière (40 jours environ).
Préférez de la gelée royale bio (“sans antibiotique “), avec une traçabilité rassurante et transparente, issue de producteurs affichant une éthique véritable. Les quantités recommandées vont de 1 à 3 g par jour. En cure de 20 jours.
L’harpagophytum : pour chouchouter ses articulations
L’OMS et la commission E allemande, organisme mandaté pour évaluer l’efficacité des plantes médicinales, indiquent un usage traditionnel dans les douleurs articulaires liées aux rhumatismes et à l’arthrose, ou des maladies dégénératives. Elle combine des propriétés analgésiques et anti-inflammatoires pour une action en situation aiguë ou chronique.
Cette plante est déconseillée en cas d’antécédent de calcul biliaire. En extrait sec, de 200 à 600 mg (jusqu’à 2 400 mg en crise), à répartir sur plusieurs prises dans la journée.
SAMe + cassis : un duo efficace contre les douleurs articulaires
Le cassis. Le macérat de bourgeons de cassis est un anti-rhumatismal et un anti-inflammatoire puissant. Il améliore la souplesse des ligaments et des tendons. Macérat Concentré de Bourgeons de cassis : 10 à 15 gouttes matin ou midi
SAMe : Il s’agit d’une molécule qui se forme naturellement dans l’organisme, et intervient dans l’élaboration du glutathion (un antioxydant fabriqué par le corps). Une méta-analyse de 11 essais cliniques et un rapport très détaillé effectué par une agence gouvernementale américaine confirmait que la SAMe est aussi efficace que les anti-inflammatoires classiques pour traiter l’arthrose, sans en avoir les effets indésirables. 200mg/ jour (Vit’all+)
L’huile essentielle anti-rouille
Adoptez l’HE de genévrier nain. Anti-inflammatoire et anti-rhumatismale, elle aide à l’élimination des toxines rénales et aussi de l’acide urique responsables des crises rhumatismales.
En massage, 1 ou 2 gouttes sur les zones à traiter, 1 ou 2 fois par jour sur une période n’excédant pas 15 jours.

En savoir plus dans FEMMEACTUELLE.FR https://www.femmeactuelle.fr/sante/medecine-douce/infections-hivernales-rhumatismes-les-meilleures-cures-sante-a-prendre-a-la-maison-2089590

Bien à vous. Dans la vitalité !

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