5 clés pour cultiver son sixième sens

Devenir plus intuitif, plus réceptif, peut-être plus imaginatif aussi… Il existe mille et une bonnes raisons d’entraîner son esprit à s’ouvrir à l’extraordinaire. Sans pour autant jouer à l’apprenti sorcier. Les conseils de Mario Varvoglis.

Ce n’est pas sur Mario Varvoglis, docteur en psychologie expérimentale, qu’il faut compter pour obtenir des formules magiques ou des exercices ésotériques. Le scientifique répète volontiers la devise de l’ Institut métapsychique international, dont il est le président : « Nous ne croyons pas, nous étudions. » Les phénomènes psi, en l’occurrence.

Sont appelés psi les phénomènes tels que la télépathie, la psychokinésie, la précognition ou encore la vision à distance. Autant de sujets étudiés en laboratoire. Le postulat de Mario Varvoglis est simple : « Il existe des échanges avec l’environnement qui ne peuvent pas être compris par les lois classiques de la physique, et qui n’ont pas trouvé à ce jour d’explications scientifiques définitives. »

Voilà pour ce qui est de la recherche. Concernant les gens ordinaires que nous sommes, ces phénomènes ont un autre intérêt : ils peuvent être cultivés pour notre plus grand profit. « Il ne s’agit pas d’acquérir des “pouvoirs”, mais de favoriser un accroissement de notre être. Mon esprit a-t-il plus de facultés que ce que j’en perçois habituellement ? Mes rêves, mon intuition, ma sensibilité ne pourraient-ils pas être “travaillés” de manière à me guider, à m’enseigner ? » Mario Varvoglis nous propose d’en faire l’expérience grâce à une approche en cinq étapes.

1. Nourrir sa curiosité

Toutes les compétences ont pour moteur la curiosité, quels que soient les domaines. Le domaine psi, comme les autres. Plus on affine son savoir, plus on interroge ses croyances et son mode de pensée ordinaire, plus on se rend disponible à la possibilité d’expérimenter des phénomènes qui échappent à notre « connu » habituel.

La pratique : lire des témoignages et des ouvrages sérieux sur les manifestations psi permet de s’ouvrir à une autre façon de penser. Il ne s’agit pas de se conditionner mais de se familiariser avec des notions, d’acquérir des éléments de connaissance, afin de pouvoir faire la différence, par exemple, entre un phénomène d’autosuggestion et une expérience extraordinaire.

2. Affûter sa réceptivité

Notre esprit occidental a tendance à trouver des explications rationnelles immédiates aux phénomènes psi que nous expérimentons. Ainsi, une intuition fulgurante ou un rêve prémonitoire peuvent passer à la trappe presque aussitôt après avoir été vécus. A contrario, si nous prêtons attention à ces  manifestations, sans chercher à y croire ni à leur donner une explication réductrice, nous allons nous rendre compte qu’elles sont susceptibles d’être utiles (conseils, avertissements, informations) et qu’elles contribuent à une perception « augmentée » de notre être.

La pratique : tenir son journal de bord daté de tout ce qui semble lié à notre sixième sens (prémonitions, intuitions, coïncidences troublantes, etc.), en décrivant le contexte, les sensations physiques et émotions qui y sont associées, ainsi que le message que l’on en a spontanément tiré.

3. Agrandir sa conscience

S’ouvrir à la perception des phénomènes psi exige que l’on soit familier des techniques d’introspection. D’abord pour éviter le brouillage des informations – comment faire la différence entre la voix de notre culpabilité et celle de notre intuition ? –, mais aussi pour entraîner son esprit à des états de conscience plus réceptifs. Le but est de se familiariser avec l’écoute de la partie de notre esprit qui échappe à notre conscience ordinaire. De distinguer de plus en plus clairement les messages qui expriment nos désirs ou nos peurs de ceux qui émanent de notre soi (la dimension de notre être qui, selon Jung, est plus vaste, plus connectée, plus « connaissante » que notre « petit moi »). Les techniques méditatives sont une voie royale vers cet état. La relaxation profonde, qui fait passer notre cerveau des ondes bêta (celles de nos activités courantes) aux ondes thêta (celles des méditants profonds), permet également une ouverture à d’autres niveaux de conscience.

La pratique : consacrez chaque jour entre un quart d’heure et une demi-heure à la relaxation ou à la méditation. Dans un endroit calme, assis ou allongé, les yeux clos ou mi-clos, détendez chaque partie de votre corps en conscience, respirez par le nez en produisant des expirations plus longues que vos inspirations. Accueillez, sans les trier ni les juger, les pensées et les émotions qui se présentent, et laissez-les passer. C’est lorsque l’esprit et le corps sont calmes, que le mental est en veille, que la conscience s’est dilatée, que nous nous ouvrons aux perceptions subtiles. 

4. Voyager dans d’autres dimensions

La visualisation créatrice, en nous apprenant à voyager par l’imaginaire hors des frontières habituelles de notre esprit, nous permet de faire tomber les barrières de notre mental et d’avoir accès à d’autres dimensions de notre conscience. Cette technique est accessible à tous. Il s’agit d’imaginer avec précision une forme, de la contrôler et de se servir d’elle pour obtenir des bénéfices (se ressourcer, recevoir des conseils). Comme la méditation ou la relaxation, cette méthode demande un entraînement régulier.

La pratique : détendu, dans un endroit calme, les yeux clos, la respiration profonde et régulière, visualisez-vous en train de vous déplacer dans le paysage de votre choix, laissez libre cours à votre imagination. L’important est de vous immerger dans cet univers. Vous pouvez recevoir les informations dont vous avez besoin de plusieurs façons : en lisant un courrier, en entendant une voix, en rencontrant un personnage…

5. Diriger ses rêves

Une grande proportion d’expériences psi arrivent par les rêves. C’est pourquoi il est important d’être attentifs aux messages qu’ils délivrent, de se familiariser avec le langage onirique, de manière à distinguer le matériau psy du matériau psi. Par ailleurs, pour obtenir des informations ou des conseils, entrer en contact avec le monde subtil, une technique volontariste existe : le rêve lucide, pendant lequel la personne sait qu’elle rêve, et qui a lieu durant la phase de sommeil paradoxal, est utilisé depuis des millénaires comme méthode thérapeutique et spirituelle.

La pratique : pour provoquer un rêve lucide, à savoir être conscient au cœur de son sommeil, l’autohypnose est efficace. Mais cela demande une pratique soutenue. Une fois couché, répétez en boucle cette affirmation : « Ce soir, je vais devenir conscient de mon rêve… », complétée par une intention, comme : « … et je vais rencontrer un guide ». Lorsque vous vous rendez compte que vous êtes dans un rêve, tentez alors de l’orienter en cherchant, par exemple, à rencontrer votre guide et à dialoguer avec lui. 

Bien à vous. Dans le joie !

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